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Camille SAINT-SAËNS 1835 - 1921

  • Vente générale : 22/03/2021
  • Premier jour : du 19/03/2021 au 20/03/2021
  • Dédicaces : Voir les dates

Description

Le 22 mars 2020, La Poste émet un timbre à l’effigie de Camille SAINT-SAËNS à l’occasion du centenaire de sa disparition.

Informations techniques

  • Référence produit 11 21 020
  • Création Sarah LAZAREVIC
  • Présentation 15 timbres à la feuille
  • Impression Taille-douce
  • Gravure Sarah LAZAREVIC
  • Format du Timbre 30 x 40,85 mm
  • Tirage 510 000 exemplaires
  • Valeur faciale 1,28 € Lettre Prioritaire

Informations pratiques

Premier jour

Camille SAINT SAËNS 1835 - 1921

du 19/03/2021 au 20/03/2021

Dieppe (76), Paris (75)

de 9H00 à 17H30
Place Louis Vitet
Le Carré d'Encre, de 10H à 17H
13 bis rue des Mathurins, 75009 PARIS

Disponibilités

  • Bureaux philatéliques
  • Le Carré d'Encre
  • Par abonnement
  • Service Relation Clients de Philaposte
  • Site www.laposte.fr
  • Sur réservation auprès de votre buraliste

Un peu d'histoire

Enfant de santé fragile, atteint de tuberculose comme son père, Camille Saint-Saëns n’en sera pas moins un prodige du piano à cinq ans. Il donnera son premier concert à onze ans en 1846. Organiste pendant vingt ans à l’église de la Madeleine, il démissionne lorsqu’un de ses amis, Albert Libon, directeur général des Postes, lui lègue 100 000 francs en 1877 à la condition de se consacrer exclusivement à la composition.

Défi relevé ! Ce génie musical fut en effet un compositeur prolifique, abordant tous les genres : symphonie, concerto, musique de chambre, opéra… Après un premier opéra, Le Timbre d’argent, achevé dès 1865, son chef-d’œuvre restera Samson et Dalila (1876), l’opéra le plus populaire du répertoire français. Parmi ses compositions les plus célèbres il en est une rééditée aujourd’hui à destination du jeune public, Le Carnaval des animaux (1886), suite symphonique conçue comme un divertissement parodique pour Mardi gras. Saint-Saëns refusa qu’on la joue de son vivant, à l’exception de la pièce n° 13, Le Cygne, qui deviendra un incontournable pour des générations de violoncellistes. Citons encore ce merveilleux et très enlevé Concerto n° 5 pour piano, opus 103, dit L’Égyptien (1896) car composé à Louxor, qu’il interpréta salle Pleyel pour l’anniversaire de son premier concert.

Entrant dans la modernité en ce XIXe siècle finissant, il sera le premier compositeur de poèmes symphoniques en France avec Le Rouet d’Omphale mais surtout la fantastique et douce-amère Danse macabre (1875), sur un texte de Henri Cazalis.

Précurseur, il le fut aussi dans un genre nouveau, la musique de film. En plein âge d’or du cinéma muet, en 1908, Camille Saint-Saëns compose la musique du film d’André Calmettes L’Assassinat du duc de Guise. Pas question alors de bande-son, la musique était jouée en direct dans la salle, pendant la projection. Elle est référencée depuis sous le titre d’Opus 128 pour cordes, piano et harmonium.

Le Maître est en Algérie, sa résidence de prédilection, lorsqu’il tire sa révérence le 16 décembre 1921 au terme d’un parcours musical d’une grande richesse, nous offrant une œuvre imposante que l’on ne cesse de redécouvrir.

On peut admirer aujourd’hui au château-musée de Dieppe sa bibliothèque littéraire et musicale, qu’il légua à cette ville avec laquelle il entretenait des liens familiaux étroits.

© La Poste - Gérard Dôle - Tous droits réservés

Création et gravure Sarah Lazarevic d'après photo akg-images