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Compris dans l'abonnement

Chapelle royale Saint-Louis Dreux Eure-Et-Loir

Conception graphique Line FILHON
  • Vente générale : 05/07/2021

Description

Le 5 juillet 2021, La Poste émet un timbre de la série touristique illustré par la Chapelle royale Saint-Louis située à Dreux en Eure-et-Loir.

Le titre du timbre Chapelle royale Saint-Louis, la croix sur le dôme et l’horloge sont imprimés en encre dorée, ainsi que les titres en haut et en bas dans les marges de la feuille de timbres.

Dans les coulisses de l'impression du timbre

Informations techniques

  • Référence produit 11 21 041
  • Création Line FILHON
  • Présentation 12 timbres à la feuille
  • Impression Taille-douce
  • Format du Timbre 40.85 x 40.85 mm
  • Tirage 495 000 exemplaires
  • Valeur faciale 1,28 € Lettre prioritaire

Disponibilités

  • Bureaux philatéliques
  • Le Carré d'Encre
  • Par abonnement
  • Service clients commercial de Philaposte
  • Site www.laposte.fr
  • Sur réservation auprès de votre buraliste

Un peu d'histoire

Longtemps propriété de la Couronne, le vaste château de Dreux est entré à la fin du XVIIIe siècle dans le patrimoine d’un éminent membre de la famille royale, le duc de Penthièvre. Le site était alors en fort mauvais état mais y subsistait une collégiale au sein de laquelle ce prince choisit de faire inhumer ses défunts. Durant la période révolutionnaire, cet insigne exemple d’architecture gothique fut détruit.
Visuels d’après maquettes - Couleurs non contractuelles/disponibles sur demande

Il faut attendre la fin de l’Empire pour que l’héritière de la famille, la duchesse douairière d’Orléans (1753-1821), puisse racheter le domaine rendu à l’état de ruine. C’est elle qui commanda la construction d’une nouvelle chapelle de style néoclassique pour abriter les restes de ses ancêtres.
Séjournant à Dreux, le jeune Victor Hugo définit ainsi le monument dans une lettre à Alfred de Vigny : « c’est un tombeau qui s’élève sur un château qui croule. » La chapelle funéraire n’est pas encore royale. Elle ne le sera qu’après la révolution de juillet 1830, lorsque Louis-Philippe deviendra roi des Français. L’édifice a alors vocation à devenir le « Saint-Denis » de la nouvelle dynastie et le roi décide de son agrandissement.
En quelques années, le goût a changé et c’est un habillage néogothique qui est imaginé. L’édifice, s’il est impressionnant, n’est en rien lugubre grâce à la présence d’une exceptionnelle suite de vitraux, aussi colorés que figuratifs. Ils ont été réalisés par la Manufacture de Sèvres d’après des cartons de grands artistes contemporains : Ingres, Delacroix, Viollet-le-Duc…
La chapelle abrite 40 tombeaux, la plupart surmontés d’un gisant, comme autant d’oeuvres d’art réalisées par les plus célèbres sculpteurs. Leur ordonnancement, de part et d’autre du monumental tombeau du roi Louis-Philippe et de la reine Marie-Amélie, confère à l’ensemble une forte solennité. En cette chapelle, le beau se conjugue à l’Histoire comme une enrichissante mémoire qu’il nous appartient de transmettre.

© - La Poste - Jean-Louis Sureau - Fondation Saint-Louis - Tous droits réservés

Conception et gravure Line FILHON d'après photos Line FILHON