Retour
Compris dans l'abonnement

Henri Rouart 1833 - 1912

Conception graphique Mathilde LAURENT
  • Vente générale : 11/04/2022
  • Premier jour : du 08/04/2022 au 09/04/2022
  • Dédicaces : Voir les dates

Description

Le 11 avril 2022, La Poste émet un timbre sur Henri ROUART à l’occasion des 110 ans de sa disparition.

 

Dans les coulisses de l'impression du timbre Henri Rouart 1833-1912

Informations techniques

  • Référence produit 11 22 007
  • Création Oeuvre d'Edgar Degas
  • Présentation 15 timbres à la feuille
  • Impression Héliogravure
  • Mise en page/Conception graphique Mathilde LAURENT
  • Format du Timbre 30 x 40,85mm
  • Tirage 705 000 exemplaires
  • Valeur faciale 1,43 € Lettre Prioritaire

Informations pratiques

Premier jour

PARIS (75)

Le Carré d'Encre, de 10H à 17H

13 bis rue des Mathurins 75009 PARIS
Infos complémentaires : Mathilde LAURENT animera une séance de dédicaces de 10H30 à 12H30 le vendredi 8 avril.

Disponibilités

  • Carré d’Imprimerie
  • Dans de nombreux bureaux de poste
  • Le Carré d'Encre
  • Par abonnement
  • Service clients commercial de Philaposte
  • Site www.laposte.fr
  • Sur réservation auprès de votre buraliste

Explications

Sur les contours de la feuille sont représentés différents éléments dans la vie de Henri
Rouart. En bas à droite un moteur à gaz de Lenoir par Mignon et Rouart, établie à
Montluçon, en 1864, l’usine de Monsieur Rouart devient un important centre de fabrication
des moteurs à gaz de Lenoir dès le début des années 1880. La citation en bas de la feuille
est issue de la préface, par Paul Valéry, au catalogue de l’exposition Rouart présentée en
1933, chez Paul Rosenberg, intitulée « Dans le sillage de Corot ».
Est également représenté le système de la Poste pneumatique de Paris dont Henri Rouart
a activement participé à l’invention.

« Ceux qui ont connu M. Henri Rouart – sa belle vie, ses nobles goûts, la largesse et la délicatesse de son accueil, sa maison, qui depuis le seuil jusqu’à la chambre la plus haute n’était que peintures exquises – ont connu ce que la seconde moitié du siècle dernier a pu produire en France de plus accompli, de plus solide, de plus raffiné, de plus respectable – une existence fortement construite et magnifiquement ornée.
J’admirais, je vénérais en M. Rouart la plénitude d’une carrière où presque toutes les vertus du caractère et de l’esprit se trouvaient composées. Ni l’ambition, ni l’envie, ni la soif de paraître ne l’ont tourmenté. Il n’aimait que les vraies valeurs, qu’il pouvait apprécier dans plus d’un domaine. »

Paul Valéry « Henri Rouart – Dans le sillage de Corot ».

« Je n’ai jamais eu que des objets de passion »

Né à Paris, le 2 octobre 1833, amateur d’art, industriel avant-gardiste, peintre allié des impressionnistes, maire, tout semble réussir à l’infatigable Henri Rouart. Condisciple d’Edgar Degas au lycée Louis-le-Grand, il dessine. Intégrant l’Ecole Polytechnique, il poursuit sa pratique artistique qui occupera une place majeure sa vie durant. Excellent gestionnaire et chef d’entreprise avisé, il se rend indépendant quant aux nécessaires tubes de fer (jusqu’alors importés d’Angleterre). Les récompenses aux expositions universelles jalonnent les succès en fabrication, de la réfrigération à la messagerie pneumatique. Vers la cinquantaine, l’artiste supplante l’entrepreneur. Homme moderne, il s’inscrit dans la recherche impressionniste tout en s’en démarquant. Ses déplacements incessants lui ont autorisé un travail quotidien sur le motif. Homme de fond, il préfère les capacités structurantes d’un contraste lumineux à l’éblouissement de l’extrême perceptif. Allant jusqu’au bout de sa passion pour la nature et, à rebours des habitudes de ses camarades, il pique son chevalet en pleine montagne. Degas en est effaré. En toute discrétion, le peintre Rouart accomplit une OEuvre. Ses héritiers la dévoileront à travers une première rétrospective, en 1912, chez Durand-Ruel, haut lieu de l’Impressionnisme.
Henri Rouart et Edgar Degas se perdent de vue après le lycée pour mieux se retrouver en 1870 lors du siège de Paris. Degas dédie plusieurs portraits à son ami d’enfance. Ce petit format, conservé au musée Marmottan Monet, est exécuté peu après leurs retrouvailles. Henri et Edgar ne partagent rien en caractère, mais tout en art. L’un et l’autre pratiquent la peinture et sont d’acharnés collectionneurs. Ils s’épaulent et se conseillent sans relâche. L’oeil aiguisé de Rouart lui permet de réunir un ensemble sans pareil (de Greco à Gauguin). Collection ouverte, contre spéculative, dont il délivre le secret et le génie, un unique critère : n’acheter que ce qu’il aime.

© La Poste – Sandrine Nicollier - Musée Marmottan Monet - Tous droits réservés

 

Mise en page Mathilde Laurent, photo (c) Edgar Degas, portrait de Henri Rouart, huile sur toile, 1871, © Musée Marmottan Monet, Paris.