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Compris dans l'abonnement

Luis Mariano 1914 - 1970

Conception graphique Bruno GHIRINGHELLI
  • Vente générale : 13/07/2020
  • Premier jour : du 10/07/2020 au 11/07/2020
  • Dédicaces : Voir les dates

Description

Le 13 juillet 2020, La Poste émet un timbre à l’effigie de Luis MARIANO à l’occasion du 50e anniversaire de sa disparition.

Informations techniques

  • Référence produit 11 20 016
  • Création Bruno GHIRINGHELLI
  • Présentation 30 timbres à la feuille
  • Impression Offset
  • Format du Timbre 40 x 40 mm
  • Tirage 600 000 exemplaires
  • Valeur faciale 1,16 € Lettre Prioritaire

Informations pratiques

Premier jour

Luis Mariano 1914 - 1970

du 10/07/2020 au 11/07/2020

BIDART (64), PARIS (75)

Bureau de poste
21 avenue d’Alherbea, 64210 BIDART
Le Carré d’Encre, de 10H à 17H
13 bis rue des Mathurins, 75009 PARIS

Disponibilités

  • Bureaux philatéliques
  • Le Carré d'Encre
  • Par abonnement
  • Service Relation Clients de Philaposte
  • Site www.laposte.fr

Portrait

Lorsqu’il ouvrait la bouche pour donner de la voix, il chantait à ravir, à la façon d’un rossignol milanais. Il montait et descendait la gamme en virtuose. Toute sa vie, Luis Mariano ne fit que ce qu’il aimait faire : chanter !

Luis Mariano Eusebio Gonzalez y Garcia poussa son premier cri le 13 août 1913 ou 14 (sa mère changea sa déclaration sur les registres de l’état civil pour lui éviter d’être enrôlé trop tôt dans l’armée) à Irun, petite ville située à la frontière pyrénéenne, côté espagnol. Luis, né dans un milieu modeste, apprit à chanter dans une chorale basque. Devenu chanteur d’opéra au sortir du conservatoire de Bordeaux, il démarra une carrière de ténor à l’Opéra-Comique de Paris avant de suivre les conseils d’un vieux professeur de chant qui lui suggérait d’embrasser le répertoire du bel canto. Il fit ainsi une carrière sans pareille dans l’opérette.

Adoré par les femmes qui le portaient aux nues, Luis Mariano, ses deux premiers prénoms accolés firent son nom, chevelure brillantinée, physique exotique, taille mince, costumes colorés à pompons, nous raconte une époque bénie des dieux. Révélé au public par La Belle de Cadix, première des opérettes dont il fit un triomphe, à Noël 1945, il dut son phénoménal succès à son timbre d’argent, certes, aux airs de Francis Lopez et aussi aux temps qu’il traversa.

Sa voix d’or, consacrée principalement au théâtre du Châtelet à Paris et sur les scènes du monde entier, résonnait comme un miracle et une mélodie de bonheurs. Mariano, de sa voix dont on disait qu’elle fendillait le cristal, chantait des royaumes imaginaires, des carnavals féeriques et invitait au rêve et à la romance.
Refusant d’abandonner sa nationalité espagnole, ce fils de réfugiés voyageait de par le monde, multipliait les contre-ut à la fin du Chanteur de Mexico et cultivait son grand jardin peuplé de vaches, installé dans le petit village d’Arcangues où il est enterré sous une pierre tombale rose constamment fleurie.

Cinquante ans après sa montée au ciel, le 14 juillet 1970, il continue, pour l’éternité, à nous faire croire à des lendemains qui chantent en nous enchantant de ses vocalises qui nous grisent.

 

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Mise en page de Bruno Ghiringhelli d'après photo fond de famille